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Atelier de renforcement des capacités des chercheurs congolais sur la RSS

CEPAS - 2 au 6 mais 2011

Dans le cadre d’un projet visant à renforcer les capacités des chercheurs congolais dans le domaine de la Réforme du secteur de sécurité, le CEPAS en collaboration avec DAI a publié un avis d’appel à candidature pour identifier des chercheurs ayant un niveau acceptable qui méritait d’être renforcé dans la perspective de la mise en œuvre d’une série de recherches dont les recommandations pourraient permettre de répondre à certains problèmes de sécurité sur le plan national. Le projet financé par la coopération britannique a comme principaux partenaires les Ministères de l’intérieur et de la justice, le parlement national et les assemblées provinciales. En dehors de Kinshasa, il est mis en œuvre dans trois provinces pilotes : le Bas-congo, le Kasaï-occidental et le Sud-Kivu.

En réaction aussi bien à l’avis d’appel à candidatures mis en ligne au mois d’avril 2011, quatre-vingt dix-neuf (98) actes de candidatures ont été réceptionnés à travers les adresses électroniques  ssapr.ea@gmail.com et adcepas@gmail.com communiquées au public à cet effet, ce, à la date butoir de soumission desdites candidatures prévue pour le 20 avril 2011. 

A l’issue du dépouillement des candidatures, vingt-deux (22) Candidats-Chercheurs seront présélectionnés, parmi lesquels se recrutent tant les indépendants que les délégués de certaines Institutions étatiques et non-étatiques dont les dossiers étaient jugés admissibles au regard de la grille de cotation conçue, laquelle avait eu pour soubassement les critères d’éligibilité contenus dans l’avis d’appel à candidatures ad hoc.

Les Candidatures de ces 22 Chercheurs ainsi que leurs propositions de sujets de recherches ont par la suite fait l’objet d’une validation au cours d’une réunion mixte DAI-CEPAS et les récipiendaires ont constitué  l’effectif des participants à l’atelier de formation dont les assises ont eu lieu du 02 au 06 mai dans la Salle Père BOKA du CEPAS.

Durant les cinq jours prévus pour cet atelier et conformément au programme élaboré à cet effet, deux Consultants Internationaux, à savoir le Professeur Koen Vlassenroot et Monsieur Edward Rackley, ont été les principaux orateurs qui ont entretenus les participants autour des modules ayant trait à la recherche, notamment à la manière dont celle-ci devrait être abordée.   

A côté de ces derniers, il a été noté tour à tour les interventions de Monsieur Hans Hoebeke, Expert en RSS, du Professeur Arsène MWAKI, de Monsieur Joe SANDUKU de la Société Civile, du Professeur KAUMBA, du Professeur Félicien KABAMBA et de Monsieur Louis MORATINONS de l’USAID. Ces intervenants ont partagé avec les participants leurs expériences personnelles en tant que chercheurs et acteurs dans le domaine de la RSS.

A l’issue de toutes ces communications et avant la clôture de l’atelier, les Candidats-Chercheurs ont été soumis à un exercice pratique par lequel il leur a été demandé de faire pour chacun l’ébauche d’une présentation de son cas (sujet) d’étude, tout en précisant les objectifs, la problématique, l’audience ainsi que les attentes, afin de permettre aux formateurs d’évaluer et de confirmer leurs aptitudes à pouvoir mener les recherches envisagées fort des acquis de l’atelier.

Il ressort de l’avis unanime des formateurs que la grande majorité de ces candidats n’a pas convaincu Cette situation a suscité des réflexions qui vont certainement modifier en partie le cheminement initial du processus de l’activité.

Programme de l’atelier

Lundi 2 mai 2011

08.30 à 09.00         Arrivée des invités
09.00 à 09.15         Présentation du projet SSAPR (Directeur du Projet DAI)
09.15 à 09.30         Présentation de l’activité           (Directeur du CEPAS)
09.30 à 09.45         Présentation de participants      (Consultant National chargé de l’activité)
09.45 à 09.55         Présentation de la formation     (Consultant International)
09.55 à 10.00         Départ des invités
10.00 à 11.00         Qu’est ce que la recherche ?
11.15 à 13.00         Présentation : Hans Hoebeke, Expert en RSS

  1. RSS dans la région et pays post-conflit
  2. Importance pour les bailleurs, Démocratie africaine et Etat de droit

14.00 à 15.45         Présentation par participant sur son thème de recherche
16.00 à 17.15         Réactions initiales des formateurs sur les projets de recherche et discussion

Mardi 3 mai 2011

09.00 à 10.00         Faire de la recherche en RDC :

  1. Les possibilités et contraintes
  2. La valeur des chercheurs locaux
  3. Expérience des participants

10.00 à 11.30         Présentation : Prof. Arsène Mwaki

  1. Groupes armées et insécurité à l’Est
  2. Pertinence de la recherche à l’élaboration des politiques de stabilisation

11.45 à 13.00         Préparations préalables :

  1. Définition des objectifs de recherche et questions
  2. Choisir un calendrier
  3. Hypothèses et attentes
  4. Premières réflexions sur les méthodes
  5. Identification et protection des sources
  6. Comment structurer vos questions

14.00 à 15.00         Présentation : Joe Sanduku (Université de Lubumbashi)

  1. Le rôle de la société civile et des médias dans le RSS

15.15 à 17.00         Travail / débat en groupes sur la préparation et exécution de la recherche (exercices en commun, présentation de résultats) - présentation de chaque groupe

Mercredi 4 mai 2011

09.00 à 10.00         Méthodes de collecte de données, Importance de l’objectivité et pratiques qui distinguent la recherche de l’opinion.
11.30 à 13.00         Présentation : Prof. Kaumba

  1. Liens entre la recherche et les institutions politiques
  2. Comment assurer une bonne réception de vos recherches auprès du pouvoir ?
  3. Cas concret : Perception étatique sur la révolte BDK

14.00 à 15.45         Travail en groupes
16.00 à 17.15         Présentation par groupe

Jeudi 5 mai 2011

09.00 à 11.45         Partant de la collecte de données vers l’analyse et la rédaction du rapport
11.45 à 13.00         Présentation : Prof. Félicien Kabamba

  1. La gestion des ressources naturelles,
  2. Les liens avec les services sécuritaires,
  3. Les rôles de la recherche dans la poursuite des solutions durables

14.00 à 17.15         Travail en groupes

Vendredi 6 mai 2011

09.00 à 10.00         Ce qui vient de la recherche : comment avancer votre agenda

  1. Différences entre constatations, conclusions et recommandations
  2. Elaboration des conclusions qui captent l'attention
  3. Importance des recommandations réalistes

10.15 à 11.30         Présentation : Luis Moratinos (USAID)

  1. Perspectives de bailleur sur les besoins de la recherche congolaise
  2. Pertinence pour les politiques de reforme
  3. Exemples des autres contextes

11.30 à 13.00         La présentation des résultats :

  1. Rédaction d'un document de politique
  2. Autres formes de diffusion

Après les recommandations ...

  1. Sensibilisation durable
  2. Diriger les résultats de recherche vers le terrain
  3. Envisager d’autres projets de recherche ...

14.00 à 15.45         Travail en groupes suivi de la présentation par groupe
16.00 à 17.15         Récapitulation de l'atelier et les prochaines étapes

 

Journées sociales du CEPAS : 31 mars au 2 avril 2011

Du 31 mars au 2 avril 2011, sont organisées les journées sociales du CEPAS sous le thème "Les élections et l'avenir de la RDCongo : Responsabilité et patriotisme".

Les travaux sont répartis sur 2 journées au cours desquelles six conférences seront données qui déboucheront, au cours de la troisième journée à une mise en commun et à la lecture des résolutions et des recommandations avant la clôture.

Les conférences (télécharger) :

  • Elections, système imposé de l'extérieur ou voie de développement ? par le Professeur Jean-Louis ESAMBO
  • Déontologie des médias en période électorale par M. Steve MATENGA
  • Les enjeux de la loi électorale par le Professeur Jacques DJOLI ESENG'EKELI
  • Où en est la préparation des élections par le Professeur Léon de Saint MOULIN
  • Le rôle des partis politiques sans le processus électoral par l'Abbé Apolinnaire MALU MALU
  • Le profil des candidats et des partis politiques par le Professeur Noël OBOTELA RASHIDI

Jubilé de la revue Congo-Afrique : 50 ans au service de la RDC et de l'Afrique

Il y a cinquante ans que notre revue est née, en janvier 1961, sous le titre de Documents pour l’Action. L’éditeur en était la vénérable « Bibliothèque de l’Etoile», d’heureuse mémoire. Célébrer un jubilé pour un être humain c’est tourner son regard vers la Source de la vie, le Maître du temps et de l’histoire. Célébrer un jubilé d’or c’est contempler et rendre grâces à Celui en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 22).


Pour une revue, atteindre 50 ans de parution, c’est faire mémoire du travail abattu, avec patience et persévérance, au fil des années et des décennies, pour offrir aux intellectuels de la RDC et d’ailleurs, des réflexions et des études pertinentes susceptibles d’orienter leurs actions dans les sphères politiques, économiques, sociales et culturelles. Célébrer le cinquantenaire de la revue Congo-Afrique c’est se souvenir de tous les  bienfaiteurs, les rédacteurs, les auteurs, les abonnés, les lecteurs et amis vivant en RDC, en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique. Ils ont apprécié et soutenu notre revue. Notre Jubilé d’or est aussi le leur.


En cette année du cinquantenaire de la revue Congo-Afrique, nous voulons sincèrement rendre hommage aux primi patres de la revue : le Supérieur Provincial le Père Victor Mertens (1957-1966), les Pères Albert Leysbeth, Robert Roelandt et René Beeckmans. Ce dernier a consacré presque toute sa vie à la revue Congo-Afrique. Il y a passé 43 ans comme éditeur et rédacteur en chef. Nous admirons le dynamisme et la créativité de la première équipe de rédaction de la revue.


Nommée à sa naissance, Documents pour l’Action, la revue est devenue Congo-Afrique en 1966, rebaptisée Zaïre-Afrique en 1971 et redevenue Congo-Afrique en 1997. C’est l’unique revue scientifique mensuelle en RD Congo qui a paru sans discontinuité depuis 50 ans :

  • 50 ans d’informations et de réflexions sur la politique, l’économie, la vie sociale et la culture de la RD Congo et de 1’Afrique;
  • 50 ans d’Afrique-Actualités;
  • 50 ans de chronique littéraire;
  • 50 ans de fidélité créatrice pour « le progrès et le développement du Congo et de l’Afrique », à travers les vicissitudes des régimes politiques.

Avec ses 10 numéros l’an, Congo-Afrique totalise, au seuil de l’année jubilaire, presque 500 numéros.


Documents pour l’Action de janvier-février 1961


Dans le premier éditorial de la revue Documents pour l’Action de janvier-février 1961, l’éditeur clarifie l’objectif de la revue : « éclairer l’action des laïcs, contribuer à leur formation humaine et chrétienne, tel est le but des Documents pour l’Action. Nous essaierons d’y aborder les problèmes concrets auxquels s’affrontent nos pays, pour en dégager des lignes de solution valable. En présentant des notes documentaires ou en publiant des études originales, par des conseils et des informations, les Documents pour l’Action ont l’ambition d’aider le laïc, engagé dans l’action temporelle, à se former une personnalité équilibrée, capable de porter sur les faits un jugement personnel et d’agir efficacement dans son secteur ».
Il précise le public-cible de la revue : « Les Documents pour l’Action trouveront sans doute, nous l’espérons, une utilisation privilégiée dans des cercles d’études, dans les réunions de diverses associations, et particulièrement des mouvements apostoliques ou d’organisations sociales. Ils n’atteindront toutefois ce but que si s’établit avec nos lecteurs un courant de sympathie et de collaboration que nous souhaitons vivement pour notre part. Aussi demandons-nous avec insistance à nos lecteurs de nous communiquer leurs avis, leurs suggestions, ainsi que leurs problèmes; c’est en créant entre nous un milieu de réflexion et d’échanges que nous atteindrons au mieux notre but, pour le bien de l’Eglise et du Congo ». 


Documents pour l’Action de janvier 1965


A partir du vingt cinquième numéro de janvier 1965, la revue Documents pour l’Action est publiée sous la responsabilité du Centre d’Etudes pour l’Action Sociale (CEPAS). La revue change de nom et devient Congo-Afrique, avec les sous-titres Economie-Culture-Vie sociale, qui indiquent et délimitent les centres d’intérêts.


Le CEPAS était alors constitué par une équipe de Pères Jésuites, spécialisés en sciences économiques et sociales, engagés dans divers travaux et dans des institutions qui ont précisément pour objet l’étude et la promotion des structures sociales et économiques du Congo. Ils travaillaient notamment au Centre de Recherches Sociologiques du Secrétariat de l’Episcopat du Congo, à l’Institut d’Animateurs Sociaux (INAS) et à l’Association des Cadres et des Dirigeants Chrétiens des Entreprises au Congo (CADICEC).


Dans l’éditorial des Documents pour l’Action de janvier 1965, on déclare que le CEPAS aura donc comme objectif la réalisation d’études et de recherches, non seulement dans un but de documentation, mais aussi en vue de susciter et de permettre une action plus éclairée, plus efficace … Pour atteindre cet objectif, on affirme la neutralité du CEPAS : « Le CEPAS n’est lié à aucun intérêt privé ni à aucune tendance politique; il veut simplement apporter une contribution indépendante et désintéressée au progrès et au développement du Congo et de 1’Afrique. Il se veut ouvert à tous les courants d’idées, tout en affirmant son orientation chrétienne, non point comme un préjugé étroit, mais comme sa perspective originale et sa «personnalité » (n° 25, p. 2). Cet objectif et cette perspective du CEPAS n’ont pas changé. Hier comme aujourd’hui, la revue Congo-Afrique continue à s’intéresser aux principaux problèmes de la société congolaise à travers la vie politique, économique, sociale et culturelle. 


Congo-Afrique de 1986 : jubilé d’argent


En 1986, pour son jubilé d’argent, Congo-Afrique est redéfinie comme une « revue mensuelle d’information et de réflexion sur les grands problèmes de développement intégral du Zaïre et de l’Afrique. Ces grands problèmes de développement, nous les avons toujours abordés - et nous continuerons à le faire - dans la ligne qui est la nôtre et qui est fondée sur une vision chrétienne du ‘développement intégral’, c’est-à-dire du ‘développement de tout l’homme et de tout homme’. Une telle conception du développement ne comporte pas seulement des préoccupations de croissance économique mais aussi de justice sociale et du mieux-être pour tous, sans oublier la satisfaction des besoins d’épanouissement culturel et moral » (n° 201, p. 3). C’est dire, poursuit l’éditeur, que « notre contribution à la promotion du développement intégral de la RD Congo et de l’Afrique consiste en un service d’information et de réflexion.  Informer valablement et objectivement, réfléchir sereinement et honnêtement, pour former et éduquer, et participer avec d’autres à la recherche de ce qui est vrai, bien et juste : c’est du beau travail … La maîtrise de nos problèmes actuels et futurs passe par un progrès constant de nos connaissances et de notre compréhension » (n° 201, p. 3, 4).


Congo-Afrique de 2011 : jubilé d’or


C’est pour nous un agréable devoir de remercier de tout cœur tous ceux qui, au cours de ce demi-siècle, ont contribué matériellement, intellectuellement et moralement à la réussite de notre revue : les rédacteurs en chef, les auteurs, les abonnés, les lecteurs, les Frères et Pères de l’imprimerie Saint Paul à Kinshasa-Limite à qui nous devons en grande partie la régularité de parution.


Les articles du premier numéro du l’année jubilaire traitent de la perception de la démocratie et de l’avenir de la RD Congo, des cultures africaines et de l’exercice du pouvoir, de l’impact du mythe de l’Occident et des migrations.


Léon de Saint Moulin SJ examine, à travers une enquête, «La perception des 50 ans d’indépendance et de l’avenir de la RD Congo par les étudiants de l’Université de Kinshasa». Pour les étudiants interrogés, « l’indépendance est une conquête majeure. Elle a ouvert des possibilités de promotion inaccessibles à la période coloniale. Elle a été une libération des humiliations de cette époque. Lumumba en est la figure emblématique. Mais aux yeux des étudiants, l’indépendance n’a pas tenu ses promesses : le niveau de vie de la majorité de la population s’est dégradé. Les étudiants plaident pour une réelle démocratisation, comportant une nouvelle vision de la gouvernance de la chose publique». L’enquête permet aux étudiants de faire « une dénonciation générale de la responsabilité des dirigeants nationaux dans la non réalisation des objectifs de l’indépendance. L’auteur estime cependant qu’il y a de la part des étudiants « une sous-évaluation de la part de l’étranger et du poids du système politique et financier international dans l’évolution de la RD Congo et dans les pays du Tiers monde en général ». L’université n’a par ailleurs que des moyens limités pour transformer la société, mais elle n’en demeure pas moins un lieu de réflexion critique et de promotion sociale.


L’article de Ntima Kanza SJ sur « Cultures africaines et exercice du pouvoir en Afrique » est une « libre réflexion à propos de la fragilité des ‘démocraties’ postcoloniales en Afrique ». Pour l’auteur, « une saine lecture des réalités du pouvoir en Afrique ne peut se comprendre dans l’ignorance de ce qui fait le fondement de l’exercice du pourvoir en Afrique : l’omniprésence des traditions et cultures qui ne sont jamais mortes. En clair, la lumière à nos interrogations n’est possible que si l’on regarde du côté du lien entre « l’exercice du pouvoir, l’omniprésence de la culture et l’instrumentalisation de la religion en Afrique ». Pour conclure, l’auteur reprend une citation du Message final des Evêques réunis en Synode à Rome, lors de la seconde Assemblée spéciale pour l’Afrique : « On dit que le berceau de l’humanité se trouve quelque part en Afrique. Notre continent a une longue histoire de grands empires et de brillantes civilisations. Le futur du continent est encore à écrire. Dans le passé, il y a eu de graves actes d’injustice comme la traite des esclaves et la colonisation dont les conséquences négatives demeurent encore en nous. Mais celles-ci ne constituent aucune justification pour piétiner. Bien des pas sont en train d’être franchis. Nous saluons les efforts fournis pour libérer l’Afrique de l’aliénation et de l’esclavage politique. Maintenant l’Afrique doit faire face au défi de procurer à ses enfants un niveau convenable de vie » (n° 34).


Dans l’article, « L’impact du mythe de l’Occident et du désenchantement en Afrique sur les migrations des Africains », Bienvenu Mayemba Kubuta SJ analyse d’abord l’expérience du désenchantement africain, ensuite, le drame, les défis et les enjeux des migrations forcées et enfin le rôle de l’Eglise pour promouvoir le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux de la personne humaine. Bienvenu Mayemba explique « le drame vécu par tant d’hommes et de femmes, jeunes et vieux, de différentes origines nationales, qui se sentent obligés de quitter leurs pays respectifs pour s’installer dans un autre pays, espérant et rêvant d’y trouver un contexte socio-économique, une communauté politique et un espace vital qui le rendraient heureux plus qu’avant ». L’auteur plaide pour une culture éthico-politique de l’humanité et de droits des immigrants. Aujourd’hui, « la promotion de la démocratie, de la justice et de la solidarité, ne peut pas ne pas faire écho de la réalité des migrants. Elle doit nous encourager à re-cultiver notre solidarité et notre sens d’appartenance à une même famille, la famille humaine ». 


Ces trois articles nous invitent à une réelle démocratisation, comportant une nouvelle vision de la gouvernance de la chose publique (Léon de Saint Moulin), à une articulation du lien étroit entre l’exercice du pouvoir, l’omniprésence de la culture et l’instrumentalisation de la religion en Afrique (Ntima Kanza) et à la promotion d’une culture éthico-politique de la dignité humaine, de la solidarité et de la justice des immigrants africains (Bienvenu Mayemba). 


En cette année de son Jubilé d’or, la revue Congo-Afrique entre dans l’ère du numérique : le stylage des textes depuis 1961 est en cours pour la version online et nos abonnés d’Europe, d’Asie et d’Amérique pourront recevoir la revue en version pdf à partir de janvier 2011.


A tous nos abonnés et lecteurs, à tous nos auteurs et collaborateurs, nous souhaitons de tout cœur, une sainte fête de Noël et une heureuse année 2011. Au seuil du second cinquantenaire de la revue Congo-Afrique, tous ensemble, prenons « le plus bel élan pour bâtir notre pays plus beau qu’avant » Ad Majorem Dei Gloriam.


MUHIGIRWA Rusembuka Ferdinand, S.J.

 

4 février 2011 : Lancement de l'année jubilaire de la revue Congo-Afrique

La Direction du Centre d’Etudes Pour l’Action Sociale, CEPAS, et le Conseil de Rédaction de la revue Congo-Afrique ont le réel plaisir de vous faire part du lancement de l’année jubilaire de la revue Congo-Afrique qui totalise en janvier 2011, 50 ans de publication ininterrompue :

  • 50 ans d’informations et de réflexions sur la politique, l’économie, la vie sociale et la culture de la RDC et de l’Afrique,
  • 50 ans d’Afrique Actualités,
  • 50 ans de chronique littéraire,
  • 50 ans de fidélité créatrice pour « le progrès et le développement du Congo et de l’Afrique », à travers les vicissitudes des régimes politique
La revue Congo-Afrique vous remercie d’avance pour votre contribution morale, intellectuelle et matérielle à la réussite et  l’organisation des activités de son cinquantenaire.