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Avril - Mai 2011
REP. DEM. DU CONGO
La CENI a-t-elle réussi son examen de passage ?
Par la décision N° 017/CENI/BUR/11 du 30 avril 2011, le Bureau de la CENI a rendu public le calendrier complet des élections 2011-2013. C’est la résultante d’une série de consultations menées par le Bureau de la CENI auprès des partis politiques, des organisations de la Société civile et des confessions religieuses.
La CENI a, sur papier, relevé le défi de l’élection présidentielle en fixant la tenue de celle-ci au 6 décembre 2011. La prestation de serment du Président élu est fixée au 20 décembre 2011. Le processus électoral s’étendra, selon ce calendrier, jusqu’au 8 juillet 2013 avec l’investiture des Maires par les Gouverneurs de Province.
Les réactions, après cette publication, ont salué ce calendrier. Toutefois, l’opposition a, à l’issue de sa réunion du 6 mai 2011, fait des observations sur ce calendrier. Il en ressort notamment que «l’opposition politique réaffirme sa décision irrévocable de participer aux prochaines échéances électorales dans un climat transparent, démocratique et apaisé. L’opposition politique soutient mordicus que le calendrier électoral publié par la CENI est inconstitutionnel et irréaliste !». Cette déclaration se termine par une sévère mise en garde au Bureau de la CENI et au Gouvernement en les rendant « responsables de l’échec du processus électoral s’ils refusent de prendre en considération toutes ses préoccupations relatives au caractère inconstitutionnel et irréaliste du calendrier électoral, à l’assainissement de l’environnement politique, à la sécurisation des élections, à la révision et à l’audit du fichier électoral ainsi qu’à l’entretien d’un dialogue permanent entre partenaires au processus électoral ».
Le naufrage d’une embarcation : la Ministre Laure Kawanda perd son poste
Dans la nuit du 1er au 2 mai 2011, une embarcation ayant à son bord plus de deux cents personnes avait chaviré sur la rivière Kasai, à la hauteur du village Katoka à près de 50 Km de Tshikapa. Ce naufrage aurait fait plus de cent disparus.
Suite à cet accident, le Gouvernement a déclaré 3 jours de deuil national. Par la même occasion et sur ordre du Président de la République, Mme Laure Kawanda, Ministre des Transports et Voies de communication, a été révoquée du Gouvernement, le 3 mai 2011, pour négligence.
A ce jour, Mme Laure Kawanda est le 4ème Ministre à quitter le Gouvernement. Cette situation pourrait ouvrir la voie à un prochain remaniement gouvernemental.
Le projet d’une nouvelle loi électorale rejeté par les députés
En prévision des élections de 2011, le député Tunda ya Kasenda avait déposé la proposition d’une nouvelle loi électorale. Le débat y relatif prévu pour le 11 avril 2011 n’a pu se dérouler suite à une motion incidentielle qui rejetait l’idée d’une nouvelle loi en remplacement de celle de 2006.
Tension au MLC
Le Collège des fondateurs a décidé, le 18 avril 2011, de démettre le Secrétaire Général François Muamba de ses fonctions en le remplaçant par l’Honorable Thomas Luhaka Losendjola. S’estimant victime d’une injustice, M. François Muamba a porté l’affaire devant les instances judiciaires, c’est-à-dire devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe.
M. José Makila Sumanda, ancien Gouverneur de l’Equateur, qui avait quitté le MLC, a présenté son parti, le 13 avril 2011, au cours d’un point de presse. Cette formation, « l’Alliance des Travailleurs Congolais pour le Développement » (ATD) se dit au centre, c’est-à-dire « ni à gauche ni à droite ».
Pendant que le MLC semble être ballotté entre plusieurs rivages, le Président National Jean-Pierre Bemba a, de sa cellule de prison de La Haye, exhorté ses partisans à garder espoir et à résister aux manipulations des adversaires. Son message était contenu dans une lettre ouverte datée du 13 avril 2011 et lue aux militants, le 30 avril 2011.
Le Gouverneur Richard Ndambu : une victoire sans oripeaux
M. Richard Ndambu, ancien Gouverneur de la Province du Bandundu, accusé par l’Assemblée provinciale de détournement de fonds publics et de mal gouvernance, a été déchu, le 11 mars 2011, par une motion de défiance de l’Assemblée provinciale votée par 43 députés sur 75 membres. Richard Ndambu avait introduit une requête en annulation auprès de la Cour Suprême de Justice. Cette haute institution a statué, le 26 avril 2011, en déclarant inconstitutionnelle la motion de défiance de l’Assemblée provinciale pour irrégularités.
La réhabilitation prononcée par la Cour Suprême a provoqué des troubles avec mort d’hommes au chef-lieu de la Province. Face à cette situation, le retour de M. Ndambu devient incertain et requiert, d’après certaines voix, une solution politique.
Majorité présidentielle : la réponse du PALU très attendue
Le passage de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) à la Majorité Présidentielle (MP) laisse planer encore des nuages dans le ciel. Lors de différentes adhésions enregistrées au Stade Vélodrome de Kintambo, les observateurs avertis n’ont pas vu le PALU (Parti Lumumbiste) accourir. Pourtant cette formation avait scellé, depuis 2006, une alliance avec l’AMP. Pourquoi cette lenteur dans la signature de la Charte de la Majorité Présidentielle, en dépit de toutes les explications fournies ? Les hésitations du PALU ne cachent-elles pas d’autres motivations ? Les militants de la base comprennent-ils l’importance de tous ces changements ? Le patriarche serait-t-il candidat à la présidentielle?
Le Président du Sénat honoré par la République française
La résidence officielle de l’Ambassadeur de France en RD Congo a servi, le 4 mai 2011, de cadre à la décoration du Président du Sénat, l’Honorable Léon Kengo wa Dondo. Il a bénéficié de « la plus belle distinction de la République française » pour ses qualités « d’homme d’Etat, homme sage que l’on consulte, homme de droit qui rappelle les règles, homme d’expérience qui garde la foi dans l’avenir, homme d’ouverture… ».
Réagissant à l’éloge de l’Ambassadeur de France, l’Honorable Kengo a reconnu que : « …dans la vie, il faut savoir s’adapter aux situations ! De peur de heurter, de vexer… En somme, il faut cultiver l’humilité, la modestie, dans la grandeur et la dignité ».
Le calvaire des Congolais expulsés d’Angola continue...
Depuis plusieurs mois, le flot des Congolais expulsés d’Angola se poursuit. Le Kasai Occidental a enregistré, au cours du mois d’avril, près de 5.397 personnes dont les enfants de 0 à 7 ans (au nombre de 92) et des femmes violées (79 cas). Selon un rapport du Coordonnateur de Caritas-Développement de Luebo, la situation des personnes entrées par les sept postes frontaliers est difficile. Ces expulsés ont été victimes de tortures et viols.
L’eldorado minier de l’Est de la RDC, désormais sous surveillance
La levée de la décision présidentielle intervenue, le 10 mars 2011, la ruée vers les mines paraît préoccuper les Etats-Unis. Ils tiennent à mettre hors d’état de nuire des groupes maffieux qui favorisent l’exploitation et le commerce illicites des minerais à l’Est du pays. Pour contribuer à cette lutte, ils ont consenti la somme de 11 millions de dollars en vue de soutenir les actions sur terrain. L’annonce en a été faite le 5 mai 2011 par Mme Susan Page, la Sous-secrétaire adjointe américaine au Département d’Etat en charge de l’Afrique australe.
Cette lutte pour consolider la traçabilité des richesses minières sortant de la RD Congo demeure un long combat pour lequel on ne sent pas se manifester la volonté de coopérer de la partie congolaise.
La Banque Centrale du Congo (BCC) se réjouit de la bonne tenue des indicateurs macro-économiques
Pour le Gouverneur de la BCC, M. Jean-Claude Masangu, « l’année 2010 a été la meilleure de dix dernières années en termes de résultats macroéconomiques ». Il a fait cette déclaration, le 4 mai 2011, à l’occasion de la présentation du rapport sur « les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne ».
La bonne tenue de ce cadre macroéconomique ne cesse d’apporter à la RDC d’autres gains. En effet, la RDC a obtenu, le 26 avril 2011, l’annulation de 1.823.769.000 USD de dette de la part des Etats-Unis.
Ces bonnes nouvelles sont encore loin de toucher la bourse des plus démunis. Les biens de consommation connaissent une instabilité des prix. Le pouvoir d’achat de la population congolaise reste très faible.
AFRIQUE
Le Burkina Faso a connu une série de mutineries depuis le 14 avril 2011 à Ouagadougou et qui se sont étendues au reste du pays. Les soldats de la Garde Présidentielle ont pris d’assaut les rues de la Capitale, tirant en l’air et pillant boutiques et magasins. Ils ont aussi incendié la résidence du Chef d’Etat-major particulier du président Compaoré ! Au pouvoir depuis 24 ans, le Président Compaoré fait face, pour la première fois, à une telle situation. Pour reprendre en mains la situation, il a limogé le Gouvernement et nommé un nouveau Premier Ministre jusqu’alors Ambassadeur à Paris. Dans ce nouveau gouvernement, il s’est réservé le poste de ministre de la Défense.
La Côte-d’Ivoire : le 10 avril 2011 marque la fin de l’aventure du Président Laurent Gbagbo. Tout est parti quelques jours plus tôt du Nord du pays avec l’offensive des Forces Armées de la République de la Côte-d’Ivoire (FARCI) qui ont fini par investir Abidjan. C’est le 10 avril 2011 que la résidence résidentielle a été attaquée par les de l’ONUCI et quelques éléments des Forces françaises Licorne. Cette offensive a été payante car elle a permis l’arrestation de Laurent Gbagbo et de ses proches. L’ancien Président ivoirien est assigné à résidence dans le Nord du pays à Korhogo, tandis que son épouse Simone Gbagbo se trouve à Agnié. En outre, le 27 avril 2011, les Forces Armées Républicaines de Côte d’Ivoire (FARCI) ont lancé un assaut contre les hommes du fameux commando invisible sous les ordres d’Ibrahim Coulibaly (alias «IB»), tuant ce dernier.
Le jugement de Gbagbo a débuté en l’absence de ses avocats. Ceux-ci ont été refoulés, le 6 mai dernier, de l’aéroport d’Abidjan pour visas non-conformes. Il s’agit de Maîtres Jacques Vergès et Marcel Ceccaldi. Nonobstant cette situation, les premiers interrogatoires ont pu avoir lieu sous la direction du Procureur Général.
En Egypte : deux mois après son départ du pouvoir, l’ancien Président Hosni Moubarak est aux prises avec la Justice de son pays. En dépit du fait qu’il prétend ne rien se reprocher, il a été convoqué en compagnie de deux de ses fils pour répondre aux accusations relatives aux violences policières et à la corruption. Le parquet a ordonné leur placement en détention pour 15 jours en vue de répondre aux interrogatoires des enquêteurs.
Au Niger, l’ancien Président Mamadou Tandja reste incarcéré. Il est accusé de détournement des fonds publics et du refus d’obtempérer à une injonction de la justice. En effet, malgré un arrêt de la Cour constitutionnelle, il avait organisé un référendum en août 2009 en vue de prolonger son mandat de cinq ans.
Le Nigeria a organisé l’élection présidentielle le 16 avril 2011. Les résultats ont été favorables au Président sortant Goodluck Jonathan Ebele. Après cette reélection, des troubles ont sécoué le Nord du pays faisant des victimes humaines.
En Ouganda, le principal leader de l’opposition Kizza Besigye a été arrêté plusieurs fois durant le mois d’avril pour s’être mis à la tête des manifestations contre la vie chère.
Au Tchad, l’élection présidentielle organisée le 25 avril 2011 a été boycottée par les trois figures de l’opposition : Sahel Kebzabo, Wadaï Abdelkader Kamougé et Ngarlejy Yorongar.
A travers le monde, au nombre des pays touchés par les contestations populaires, il faut citer le Yémen, l'Iran, l'Irak et plusieurs autres Etats arables.
Noël OBOTELA Rashidi
IL Y A 50 ANS
Avril 1961
5/4/61
Accrochages meurtriers entre les forces armées portugaises et les nationalistes angolais, notamment en Angola du Nord. A Luanda, le Conseil Législatif se réunit en session spéciale et décide l'installation d'un fort dispositif militaire autour de la capitale.
Au Togo, réélection de M. Sylvenus Olympio, comme Président de la République du Togo.
7/4/61
A Kabalo (Nord-Katanga), un transport de troupes katangaises est coulé par les forces éthiopiennes de l'ONU. Nombreuses victimes.
9/4/61
M. Gizenga déclare ne plus reconnaître l'autorité de M. Kasa-Vubu et fonde un régime présidentiel.
L'Etat du Sud-Kasaï se transforme en « monarchie héréditaire »; la décision de M. Albert Kalonji est appuyée par les chefs coutumiers Baluba.
14/4/61
M. Ndele, Gouverneur de la Banque Nationale du Congo, parlant à Léopoldville de la situation financière extrêmement grave du pays, signale un déficit budgétaire de l'ordre de 600 millions de francs par mois, depuis juillet 1960.
Des techniciens envoyés par la Communauté Economique Européenne commencent la reconnaissance du tracé du chemin de fer Bangui (République Centre-Africaine) - Fort-Lamy (Actuel Ndjamena, capitale du Tchad).
16/4/61
A Bukavu, l'Assemblée Provinciale demande le rétablissement du gouvernement de M. Miruho.
17/4/61
M. Kasa-Vubu, Président de la République, annonce que le Co ngo accepte d'appliquer la résolution du Conseil de Sécurité, en date du 21 février dernier, à la condition que soit pleinement respectée la souveraineté du pays. 18 Le blocus de la Province Orientale, instauré par le gouvernement central, est levé, et un premier convoi de « bonne volonté » quitte Léopoldville à destination de Stanleyville (actuellement Kisangani).
21/4/61
L'Assemblée Générale de l'ONU adopte par 73 voix contre 2 et 9 abstentions, une résolution invitant le gouvernement portugais à envisager d'urgence l'application en Angola, de réformes tenant compte des droits de l'homme et des libertés fondamentales. A Alger, plusieurs généraux, partisans de l'Algérie Française ., prennent le pouvoir. Réaction immédiate et très énergique du Général de Gaulle.
22/4/61
Accueil enthousiaste de la population de Coquilhatville (actuellement Mbandaka) au Président Kasa-Vubu et aux autres politiciens qui arrivent dans la capitale de l'Équateur pour tenir une conférence (la dernière! », disent les soldats et les gens), en vue du règlement de la crise politique congolaise.
24/4/61
M. Bolya, Ministre de la Fonction Publique, annonce le nouveau statut des agents de l'administration congolaise; les traitements s'échelonnent entre 405.600 frs et 31.200 frs par an.
A Paris, signature des accords de coopération entre la France et les 4 états de l'Entente (Côte d’lvoire, Niger, Dahomey, actuel Bénin, et Haute-Volta, actuel Burkina-faso).
A Alger, effondrement de la rébellion des généraux.
26/4/61
A la Conférence de Coquilhatville, Monsieur Sendwe, avec sa délégation des Baluba du Katanga, est admis à siéger, à l'unanimité des délégations -présentes.
M. Tshombe, Président du Katanga, voulant quitter Coquilhatville, est arrêté à l'aérodrome par les soldats de l'Armée Nationale Congolaise.
27/4/61
La Sierre-Leone accède à l'indépendance et prend sa place dans le Commonwealth.
M. Gaston Diomi, vice-président de l'Etat de Léopoldville, visite les réfugiés angolais arrivés en territoire congolais, au nombre de cinquante ou soixante mille.
A Nairobi, formation du nouveau gouvernement du Kenya, avec la participation de trois leaders africains, membres du parti KADU de M. Ronald Ngala. Le parti KANU, conduit par M. Tom Mboya, refuse de participer à un gouvernement avant la libération du M. Jomo Kenyatta.
28/4/61
Graves incidents à Port Francqui (actuellement Ilebo) où plusieurs soldats ghanéens des forces de l'ONU sont tués au cours de diverses escarmouches.
Mai 1961
3/05/61
M. Munongo, Ministre de l'Intérieur du Katanga, s'emploie à calmer la population katangaise, inquiétée par l'arrestation de M. Tshombe.
Au Ghana, le Président N'Krumah annonce des mesures de renforcement de l'autorité du parti (C.C.P.); lui-même concentre en ses mains les pouvoirs de Chef d'Etat, Premier Ministre, Ministre du Budget et Secrétaire Général du Parti.
4/05/61
Le Président Fulbert Youlou élève une vive protestation contre l'arrestation de M. Tshombe.
5/05/61
Au Caire, lors de la réunion de leurs Ministres des Affaires Etrangères, les «Puissances de Casablanca» (Maroc, Ghana, R.A.U., Guinée, Mali, G.P.R.A.) apportent à nouveau leur soutien au gouvernement.Gizenga.
8/05/61
M. Bomboko, Ministre des Affaires Etrangères, parlé d'une éventuelle mise en jugement de M. Tshombe et d'une libération du Katanga par la force.
A Monrovia, capitale du Liberia, ouverture d'une conférence panafricaine, réunissant les chefs d'Etat ou les représentants de vingt pays africains (Liberia, Togo, Congo-Brazzaville, R.C.A., Tchad, Ga bon, Sénégal, Dahomey, Haute-Volta, Côte d'Ivoire, Niger, Mauritanie, Nigeria, Somalie, Sierra- Leone, Ethiopie, Tunisie, Cameroun, Madagascar, Soudan).
10/05/61
Nouvelle aggravation de la situation en Angola, où les nationalistes insurgés semblent s'organiser avec plus de discipline qu'auparavant.
A Elisabethville, trois ministres assurent l'interim du pouvoir, en l'absence de M. Tshombe: M. Kibwe, Ministre des Finances, M. Kiwele, Ministre de l'Education, M. Munongo, Ministre de l'Intérieur.
11/05/61
Mgr Louis Nganga est nommé Evéque Auxiliaire de Lisala; c'est le 6è évêque africain du Congo.
12/05/61
A Coquilhatville, M. KasaVubu annonce sa décision de convoquer à nouveau le Parlement Congolais, immédiatement après la conférence, et avec l'aide de l'ONU. Les leaders politiques entreprennent l'examen d'un projet dé constitution congolaise, de type fédéral. Ils adoptent pour le pays l'appellation de. République Fédérale du Congo ».
13/05/61
A Monrovia, les chefs d'état africains se prononcent en faveur d'un développement de la coopéra tion économique et politique interafricaine, et présentent à cet effet, diverses suggestions pratiques. Ils décident la convocation d'une prochaine « conférence au sommet d'Afrique », à Lagos, en vue de la création d'un organisme permanent de consultation interafricaine et malgache.
Au Kasaï, l'ONU décide d'évacuer ses troupes du Sud-Kasaï et de les regrouper dans la région de Luluabourg.
14/05/61
A Bukavu, l'Assemblée Provinciale s'oppose ouvertement au gouvernement de Stanleyville, et fait appel au Président Kasa-Vubu pour rétablir la légalité au Kivu.
15/05/61
A Addis-Abeba, ouverture d'une Conférence, organisée par l'UNESCO, sur l'éducation en Afrique.
17/05/61
A Coquilhatville, les leaders congolais décident en principe que la République Fédérale du Congo sera composée du 20 états, outre la ville fédérale de Léopoldville, à savoir: Kongo Central (actuelle province du Bas-Congo), Kwango, Kwilu Septentrional, Kwilu Méridional, Maindombe, Mongo, Congo-Ubangi, Ubangi, Congo Oriental, Uele, Ituri, Kivu, Maniéma, Lualaba, Katanga, Lomami, Sud- Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Occidental, Nord Sankuru. Toutefois, ces décisions doivent être soumi ses au Parlement et au peuple lui- même, par voie de referendum.
19/05/61
M. Mekki Abbas, représentant a.i. de M. «H» au Congo, quitte le pays et fait ses adieux au Président Kasa-Vubu. L'annonce. du retour de M. Dayal provoque les très vives protestation du gouvernement congolais.
20/05/61
A Nairobi, le premier débat du nouveau Conseil Législatif du Kenya voit l'opposition (parti Ka- NU) réclamer violemment la libération de M. Jomo Kenyatta.
23/05/61
La conférence de Coquilhatville adopte le système monocaméral pour la future Assemblée Fédérale du Congo, outre un «Conseil des Etats», réunissant les chefs d'Etat.
25/05/61
M. Nehru annonce la démission de M. Dayal comme représentant spécial à Léopoldville, du Secrétaire Général des Nations-Unies.
28/05/61
Le Président Kasa-Vubu et Iléo, Premier Ministre, clôturent la conférence de Coquilhatville, par un pressant appel à l'entente et à l'union.
A Léopoldville, M. Sture Linner prend la direction de la mission de l'ONU au Congo.
M. Tshombé et M. Kimba, ramenés de Coquilhatville, sont conduits au Camp des Para-Commandos.
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